Auteur/autrice : alice_adm

  • Outreau : Un cauchemar français

    Outreau : Un cauchemar français

    Une affaire tellement sordide qu’il est parfois compliqué d’en entendre tous les détails. La série nous plonge dans cette histoire macabre qui a mené 17 adultes devant le tribunal pour des violences sexuelles sur enfants. Treize d’entre eux ont été victimes de fausses accusations et acquittés. On assiste alors à l’analyse d’une erreur judiciaire qui a profondément marqué la France au début des années 2000.

  • Anything goes with Emma Chamberlain :

    Anything goes with Emma Chamberlain :

    Emma préfère partager ses pensées avec un micro plutôt qu’avec un être humain physique, donc elle a créé son podcast en 2020. Elle peut aussi bien parler de philosophie que d’une histoire aléatoire d’il y a 10 ans. Elle donne parfois des conseils, parfois des interviews, enfin bref, il s’agit d’un contenu très diversifié où tout le monde peut globalement trouver son compte. On ne sait jamais à l’avance ce que l’on va écouter et c’est ce qui rend ce podcast intéressant.

    Ce sont des contenus audio de la youtubeuse américaine que j’ai redécouvert en début d’année. Parmi tous ceux qu’elle poste chaque semaine, voici les trois que j’ai préféré :

    https://open.spotify.com/episode/4Kqrwohg03Nmpw5fEHikTb?si=58edf4b8d04c4f34
  • Juliette Binoche: « Pourquoi vivre à moitié? »

    Juliette Binoche: « Pourquoi vivre à moitié? »

    Un portrait très complet paru dans le numéro 119 (mars 2024) sur l’actrice aux multiples récompenses: un Oscar, un César, un prix d’interprétation au Festival de Cannes…

  • Manfred Thierry Mugler : sa dernière interview

    Manfred Thierry Mugler : sa dernière interview

    Vidéo YouTube de Loic Prigent, 20 janvier 2024

    Un documentaire touchant, réalisé dans le plus grand respect de l’artiste. Le décès de Thierry Mugler a impacté tout le monde d’une manière plus ou moins éloignée puisqu’il a inspiré plus d’une génération de part ses engagements artistiques et ses goûts impeccables.

    “La beauté n’attend pas”- disait-il souvent…

  • Inflation : Quel impact sur les repas de Noël ?

    Inflation : Quel impact sur les repas de Noël ?

    Ce reportage a été réalisé pour TV7 Bordeaux et diffusé en décembre 2023 dans le cadre du Challenge Mojo.

  • Les Étoiles Filantes : Réaliser les rêves des enfants atteints d’un cancer

    Les Étoiles Filantes : Réaliser les rêves des enfants atteints d’un cancer

    Le 15 février 2024, à l’occasion de la Journée mondiale des cancers pédiatriques, l’association Les Étoiles Filantes a organisé un événement des plus exceptionnels. Sur les berges de la magnifique ville de Bordeaux, le Pont Chaban-Delmas s’est levé pour accueillir un moment de rêve et d’espoir pour plusieurs familles confrontées à une réalité difficile : celle du cancer chez les enfants.

    Fondée avec le cœur pour mission, Les Étoiles Filantes s’engage auprès des enfants atteints d’un gliome infiltrant du tronc cérébral, une forme rare de cancer qui touche principalement les jeunes âgés de 5 à 10 ans. Cette maladie, d’une évolution rapide et souvent fatale dans les mois suivant le diagnostic, est un défi quotidien pour les familles touchées. En France, chaque année, une cinquantaine de cas seulement sont recensés, soulignant ainsi l’urgence de la recherche et du soutien.

    Au cœur de leur action, l’association a pour objectif principal de réaliser les rêves des enfants touchés par cette terrible maladie. Pour eux, chaque moment de bonheur compte double, et c’est dans cette optique que le quai Richelieu de Bordeaux a accueilli le mercredi 14 et 15 février 2024, un voilier pas comme les autres. Un voilier, modèle Figaro 3, arborant fièrement les couleurs de l’association, s’est déployé sous les yeux ébahis des enfants et de leurs familles. Symbole de liberté et d’espoir, ce voilier est bien plus qu’un simple bateau, il incarne le rêve et la force des petits guerriers. Dans une ambiance empreinte d’émotion et de solidarité, une cérémonie de baptême a eu lieu en présence de la marraine et du parrain de l’association : la snowboardeuse olympique Chloé Trespeuch et le rugbyman Pierre Rabadan. Tous deux engagés dans cette noble cause, ils ont partagé un moment unique avec les familles présentes, apportant leur soutien et leur sourire.

    Puis vint le moment tant attendu. Les enfants, rayonnants d’espoir, ont eu la chance de monter à bord du voilier pour une escapade maritime d’environ 30 minutes. Aux commandes, le skipper Quentin Vlamynck, partenaire de la collaboration, a guidé ces jeunes aventuriers avec bienveillance et passion, offrant un moment de joie et de liberté au milieu des eaux scintillantes de la Garonne.Au-delà de ce moment de rêve, Les Étoiles Filantes continuent leur combat au quotidien. Avec trois missions principales, l’association s’engage à réaliser les rêves des enfants malades, à soutenir les familles dans leur épreuve et à contribuer activement à la recherche sur le gliome infiltrant du tronc cérébral.

    En ce jour particulier, les enfants ont pu oublier, ne serait-ce que pour un instant, les épreuves qui jalonnent leur chemin, pour laisser place à la magie et à la beauté de l’instant présent. Et c’est avec une promesse de soutien et d’engagement que Les Étoiles Filantes continuent leur lutte, offrant aux enfants malades la certitude que, même dans les moments les plus sombres, des étoiles brillent toujours pour eux.

  • Affaire de violences conjugales : un homme condamné à cinq ans de prison ferme.

    Affaire de violences conjugales : un homme condamné à cinq ans de prison ferme.

    Le tribunal judiciaire de Bordeaux a traité une affaire impliquant Elliot Bourasseau, 25 ans. Il est accusé de violence ayant entraîné une incapacité de plus de dix jours sur sa compagne, Florine Leau, enceinte de leur enfant commun. Les faits se sont passés à Lormont et remontent au jeudi précédant l’audition, marquant un épisode brutal dans une série de violences conjugales qui s’étend depuis septembre 2023.

    Le président de l’audience prend la parole en premier et décrit un véritable calvaire pour la victime. Une trentaine de gifles, une vingtaine de coups de poing, et des agressions psychologiques insoutenables. La petite fille de Florine Leau, témoin des scènes atroces, a également confirmé les faits.

    Le casier judiciaire de l’homme est accablant, avec 18 condamnations antérieures, allant de violences conjugales à des vols et menaces de mort.

    S’ensuit le témoignage de la victime qui n’est pas présente. Dans la voiture, un homme l’aurait ajouté sur Snapchat, ce qui n’aurait pas plu à Elliot, frappant alors l’écran de la voiture et cognant sa femme de sa main blessée, le tout devant la petite fille de 5 ans. Une fois arrivés chez eux, la victime décrit un calvaire, une trentaine de gifles et une vingtaine de coups de points. Elle se serait alors évanouie et n’aurait pu marcher pendant deux jours. Dans l’incapacité de se lever, elle ne serait pas sortie du lit de tout le week-end. La petite fille a été auditionnée et confirme les faits de violence. Madame Leau recevra un ITT de 8 jours dépassant alors les 10 jours d’immobilisation. 

    Durant l’échange entre le juge et le prévenu, ce dernier déclare reconnaître les violences du jeudi mais pas les coups dans le ventre ni ceux dans la voiture. Il déclare avoir “une colère viscérale” en lui qu’il n’arrive pas à contrôler malgré le suivi psychologique administré depuis 10 ans.

    La parole est donnée à l’avocate de la partie civile. C’est avec colère qu’elle souligne la terreur dans laquelle vivait la victime. Madame Leau est enceinte de trois mois et à la surprise générale, l’avocate annonce que cette dernière va avoir recours à l’IVG. Pour terminer, elle pointe le fait que la petite fille est tout autant victime que Florine Leau et demande donc 20 000 euros pour la mère et la fille en contrepartie des dommages.

    Vient ensuite la procureure qui a insisté sur l’égalité homme-femme puis a dénoncé la gravité des violences intra-familiales. « Les victimes ne récidivent pas alors que les auteurs, oui », affirme-t-elle en montrant quelques-unes des photos des blessures de la victime. Elle requiert une peine de cinq ans ferme, assortie d’une interdiction de contact et de résidence en Gironde, ainsi que le maintien en détention du prévenu. L’avocate de la défense a plaidé pour une peine moins ferme, avec l’argument du contexte stressant lié à la grossesse de la victime. Elle propose un suivi socio-judiciaire et une réduction de la peine, permettant à l’accusé de travailler dans le Gers, chez ses parents à condition d’un bracelet électronique.

    Elliot Bourasseau sera condamné à cinq ans de prison ferme, avec un suivi socio-judiciaire, une interdiction de contact et de résidence en Gironde pendant cinq ans. Il devra aussi payer des amendes de 8000 et 2000 euros pour les préjudices moraux et physiques.

  • Précarité des femmes : le combat des associations 

    Précarité des femmes : le combat des associations 

    © Révolutionpermanente.fr

    Dans un contexte d’inflation en France, les femmes se trouvent être les plus touchés par la précarité.

    D’après le rapport annuel du Secours Catholique, cette extrême pauvreté est déplorée et en pleine croissance. Face à cette réelle crise, des solutions existent, et des associations œuvre en faveur des femmes. Nous sommes partis sur le terrain afin de nous rendre compte de ce qu’il en est pour ces femmes et bénévoles, plus que jamais en première ligne 

    Une féminisation de la pauvreté

    Selon le Secours Catholique, les femmes sont aujourd’hui les plus fragilisées et ce notamment à cause de la crise qui avance et de la bascule dans la précarité devenue plus rapide que jamais. En allant aux Restos du Cœur de Bordeaux, nous avons fait la rencontre d’une femme, qui tout en nous confiant son témoignage, s’est mise à pleurer. Des larmes d’épuisement qui traduisent parfaitement son sentiment d’abandon des services publics. Étant en situation d’handicap depuis un accident du travail en 2019, la dame vit dans un squat avec son fils à sa charge. Elle nous raconte avoir été délogée après ne plus avoir pu payer son loyer durant des mois. Une situation d’extrêmes précarité qui oblige cette dame à « se résigner demander de l’aide, question de survie ». 

    “On accueille inconditionnellement tout le monde”

    Tels sont les mots d’Olympe Larue, qui endosse la casquette de salarié et animatrice. Leur but ? Accueillir à la “halte des femmes”, une initiative rendue possible par le Secours Catholique. Olympe Larue nous dit que toutes les femmes sont admises, et ont la possibilité d’amener leur enfant. La halte de jour propose un accompagnement personnalisé et personnalisable pour chacune des femmes venant frapper à leur porte. Dans les situations de précarité extrêmes, une réinsertion professionnelle et psychologique est possible.

    Un retraité bénévole de la banque alimentaire nous partage que ces femmes reçoivent également une aide de cette organisation. La banque alimentaire approvisionne les associations en fournitures nécessaires, jouant ainsi un rôle crucial en tant que pilier de ces organisations. 

    La précarité des femmes demeure une réalité poignante et persistante. Ces femmes, souvent invisibles dans les ombres de la vulnérabilité, sont des héroïnes silencieuses de leur propre histoire. Les associations et les initiatives bénévoles sont des lueurs d’espoir dans cette obscurité.

  • Arnaud Lagardère : un patron controversé pas comme les autres

    Arnaud Lagardère : un patron controversé pas comme les autres

    Photo : Vincent Isore représentant Arnaud Lagardère en conférence de presse, 2021.

    Depuis le 8 novembre 2023, Arnaud Lagardère est à la tête d’Hachette Livre. Fraîchement PDG du groupe d’édition, cette curieuse nomination représente pourtant un patron pas toujours compris dans sa manière de commander. Voici le portrait d’un héritier qui n’a jamais vraiment rêvé être aux commandes.

    L’héritier qui voulait vivre sa vie

    Au fil des ans, Arnaud Lagardère a été une figure importante dans le monde des affaires en France, et son nom est souvent associé à diverses controverses et débats liés à la gestion du groupe. Au terme d’une opération publique d’achat amplement réussi, Vivendi devient leader mondial de l’édition grâce à l’acquisition d’Hachette Livre. Mais au même moment, le conseil d’administration du premier éditeur français a nommé Arnaud Lagardère au poste de PDG. Au début de son mandat, le fils de Jean-Luc a cherché à forger son propre parcours, remportant un certain succès. Cependant, par la suite, il a connu des revers et des déconvenues, amplifiés par les défis de la crise. Actuellement, il est à la tête d’un empire générant un chiffre d’affaires de 8 milliards de chiffre d’affaires et employant 21 300 salariés. Endetté de manière significative, Arnaud Lagardère se sent vulnérable en raison de la chute importante de la valeur boursière de son groupe. Il nie : « Ma situation personnelle ne me met pas en danger et ne met pas en danger l’entreprise. » De manière sarcastique, il se réfugie derrière l’ombre de son père en déclarant : « Je n’ai pas l’habitude de divulguer mon patrimoine. C’est un héritage de Jean-Luc, nous ne faisons rien comme les autres. » Tout est dit, ce jour-là. Les Lagardère ne font rien comme les autres. Bolloré et Arnault étaient de proches amis de Jean-Luc Lagardère, le considérant avec admiration, mais leur estime pour son fils a pris un tournant négatif. Ironiquement, c’est vers eux qu’Arnaud se tourne lorsque son empire vacille pendant la crise du Covid. Ayant conduit l’empire hérité de son père au bord de la catastrophe, subissant une perte d’un milliard d’euros dans le domaine sportif, il a alors cédé l’essentiel du groupe à Vivendi de Vincent Bolloré.

    « Je me fous de ce qu’on pense de moi »

    Arnaud Lagardère semble indifférent aux normes de son milieu et n’hésite pas à transgresser les règles de discrétion généralement observées par les grands dirigeants. Au-delà de son parcours singulier, entrelaçant l’aviation, les médias, l’armement et le sport, cet homme aux multiples contradictions, scruté par des milliers de personnes attendant ses décisions, demeure une énigme. Il se désintéresse de l’opinion que l’on peut avoir de lui, son style de gestion étant contesté, souvent qualifié d’absent et peu impliqué. De plus, sa stratégie apparaît floue, générant d’importants points d’interrogation quant à l’avenir. La manière d’être d’Arnaud Lagardère fils demeure incomprise, et le PDG continue d’irriter le monde des affaires sans se soucier des répercussions.

    Depuis la mort de son père Jean-Luc, le 14 mars 2003, ses collègues et concurrents n’ont pas cessé de murmurer dans son dos, remettant en question sa capacité à être à la hauteur. Ils persistent à le comparer à cet homme légendaire, le condamnant d’avance à devenir une pâle copie. Certains l’accusent même d’imposture, le dépeignant comme un prétendu voleur de fortune, détenteur d’un pouvoir jugé illégitime et injuste. Alors peut-être est ce par provocation, par mépris ou par esprit facétieux qu’Arnaud Lagardère adopte une attitude désinvolte face aux médias. Tantôt présent dans un documentaire à la limite de la téléréalité, tantôt photographié sur une plage paradisiaque en train de tirer la langue aux paparazzi. Ses facéties semblent être une réponse à tous ceux qui, selon lui, ne comprennent pas que le l’héritier et son comportement détaché. Cette attitude s’adresse au marché, aux médias, aux banquiers, aux moqueurs, et même aux actionnaires, ainsi qu’à tous ceux qui lui attribuent un prétendu syndrome de Peter Pan.

  • À la recherche des pensées oubliées : une expo au cœur des Chartrons

    À la recherche des pensées oubliées : une expo au cœur des Chartrons

    L’exposition, intitulée « À la recherche des pensées oubliées », a trois desseins principaux. Tout d’abord, elle vise à mettre en lumière des artistes émergents. Ensuite, elle souhaite faire connaître l’association Art St Aug’, qui s’engage dans des projets artistiques. À sa tête, Dominique Marsol, la présidente de l’association. Son objectif est de sensibiliser à l’art en invitant à dessiner avec des artistes qui les accompagnent régulièrement.
    Enfin, le troisième but de l’exposition éponyme est de collecter des fonds pour le village landais à Dax, une association qui accueille des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer.
    Le village landais Henri Emmanuelli est une structure unique en France. Conçu pour accueillir 120 résidents atteints de cette maladie neurodégénérative, on peut y retrouver 16 maisons individuelles, un coiffeur, un restaurant et d’autres commerces. L’association soutient l’autonomie et le confort de qualité de vie des Villageois par la préservation des acquis et la garantie de la liberté d’aller et venir.

    Eliane Boivin à côté de ses tableaux, Bordeaux

    Parmi les artistes exposés, deux personnalités se distinguent par leurs styles artistiques contrastés. Eliane Boivin, artiste et chimiste de formation, s’adonne à la peinture à l’huile. Pour elle, cette technique offre le temps de la réflexion, car l’huile demande patience et recherche. À l’opposé, Pierre Brifaud, architecte de formation, explore le pastel sec sur papier, offrant une diversité à l’exposition.
    Cependant, au-delà de la culture artistique qui est proposée, le cœur de cette exposition bat pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Eliane Boivin, touchée de près par cette pathologie, a dédié cet événement à son mari Robert, qui réside au village landais depuis son ouverture le 11 juin 2020. “Nous ne sommes pas assez attentifs aux personnes qui nous entourent et qui nous aident au quotidien”, déclare l’artiste bordelaise. C’est la raison pour laquelle elle a monté cette exposition, pour aider toutes les personnes qui se battent et viennent en aide aux malades.
    La peinture est devenue un refuge pour Eliane, son “espace de liberté”, surtout pendant sa période en tant qu’aidante quand son mari vivait encore avec elle. C’est pourquoi elle a voulu rendre hommage à cette source d’apaisement en organisant cette exposition, dont les dons seront entièrement reversés à l’instance qui anime les activités proposées aux résidents du Village. Un projet rendu possible en partie grâce à la municipalité de Bordeaux qui a prêté les Halles des Chartrons pour les accueillir.

    Pour contribuer, les œuvres sont mises en vente après l’exposition, permettant de contribuer à cette cause. Près d’une centaine d’œuvres, combinées à celles de Pierre Brifaud, sont ainsi proposées aux amateurs d’art et aux généreux donateurs. L’exposition « À la recherche des pensées oubliées » est un projet avec une portée qui va au-delà de l’art, une initiative solidaire pour tous ceux touchés par la maladie.